Corbière, Edouard Joachim, dit Tristan

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Biographie : Poète Edouard Joachim Corbière dit Tristan Corbière, né à Morlaix, ne suit véritablement aucune formation. En effet, ses parents l'envoient dans différents lycées, notamment à Saint-Brieuc et à Nantes, mais, de santé fragile, ses absences répétées l'obligent à quitter ces établissements. S'établissant à Roscoff à dix neuf ans, il navigue sur les mers, se rend en Palestine et en Italie, et compose ses premiers poèmes : “Matelots”, “Le Mousse”. Puis il s'installe à Paris, et commence une existence de bohême, il publie quelques vers dans “La Vie Parisienne” et édite en 1873, grâce à son père, un recueil de poèmes : “Les Amours Jaunes”. Mort prématurément, Tristan Corbière reste méconnu, jusqu'au jour où Verlaine lui rend hommage dans ses “Poètes maudits” et que Huysmans, à son tour, publie “A Rebours”, dans lequel il fait une place aux “Amours Jaunes” qui est une des oeuvres préférée de son héros.Tristan Corbière avait fait son portrait en quelques vers et en guise d'épitaphe : Mélange adultère de tout : De la fortune et pas le sou, De l'énergie et pas de force, La liberté mais une entorse, Du coeur, du coeur ! de l'âme, non- Des amis, pas un compagnon, De l'idée et pas une idée, De l'amour et pas une aimée, La paresse et pas le repos. Vertus chez lui furent défaut, Ame blasée inassouvie, Mort, mais pas guéri de la vie, Gâcheur de vie hors de propos, Le corps à sec et la tête ivre, Espérant, niant l'avenir, Il mourut et s'attendant vivre Et vécut s'attendant mourir.
Bibliographie : Ad. Van Bever et Paul Léautaud, Poètes d'aujourd'hui, Paris, Mercure de France, MCMXLVII
Secteur d'activité : arts et lettres, littérature et théâtre
Période historique : Second Empire