Servet, Michel

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Biographie : Théologien, médecin, victime de l'intolérance Né dans une petite ville d'Aragon, fils de notaire, Miguel Serveto, dit Michel Servet, apprend le latin (à Saragosse), le droit (à Toulouse), entre au service de Juan de Quintana, membre des Cortès d'Aragon et avec lui voyage à travers toute l'Europe de la Renaissance, en Italie, en Allemagne, en France. Il étudie le grec, l'hébreu, la géographie, la théologie, la philologie. En 1538, il s'installe à Vienne où, pendant quinze ans, il mène une double carrière, de médecin (il est le médecin de l'archevêque de Vienne sous le nom de Villeneuve) et d'éditeur. Il réfute, du point de vue scientifique, les auteurs sur lesquels reposaient la pratique, l'enseignement, et le pouvoir médical d'alors, Aristote et Galien, et introduit le raisonnement quantitatif et la méthode expérimentale dans l'exploration du corps humain. Cela est sacrilège, mais n'est pas le plus grave de ce qui lui est alors reproché. En 1553, il publie (anonymement) un traité, la “Christianismi restitutio”, dans lequel il ni la Trinité. Il est arrêté à Lyon, s'évade, est reconnu à Genève et dénoncé par Calvin qui l'accuse, “en scandalisant toute la Chrétienté” de déconsidérer la Réforme et de compromettre son oeuvre politique et civile. Condamné à mort, il est brûlé vif, à Genève, le 27 octobre 1553, deux exemplaires de la “Christianismi restitutio” attachés à son flanc.
Bibliographie : Guy Gavard, "1908-1960-1988 Michel Servet et Annemasse"
Vivre à Annemasse n° 45, 1989, p.5-9
Secteur d'activité : sciences, médecins et chirugiens
Période historique : Renaissance