Arouët, François Marie

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Biographie : Homme de lettres, philosophe Fils d'un notaire parisien, orphelin de mère à sept ans, François-Marie Arouët est élevé chez les Jésuites à Louis-le-Grand. Au sortir du collège, il est introduit, par son parrain, l'abbé de Châteauneuf, dans les milieux mondains et épicuriens du temps. Ses écrits satiriques sur les amours du Régent lui valent d'être embastillé pendant quelques mois, en 1717-1718. Libéré, il prend le nom de Voltaire et publie ses premières oeuvres : “Oedipe” (une tragédie), “La Ligue” qui deviendra “La Henriade” (épopée à la gloire de Henri IV) en 1728, ainsi que des poèmes. En 1726, à la suite d'une altercation avec le chevalier de Rohan, il est de nouveau incarcéré puis exilé en Angleterre où il découvre avec enthousiasme un régime de tolérance et de liberté. Il rentre à Paris en 1728 et connaît un éclatant triomphe avec “Zaïre” en 1732, mais ses “Lettres philosophiques” sont condamnées au feu et lui-même à la Bastille. Il se réfugie alors en Lorraine, au château de Cirey, auprès de Madame du Châtelet. Il en sort peu et accomplit un immense travail, publiant notamment son traité de métaphysique, les “Eléments de la philosophie de Newton” et les premiers chapitres du “Siècle de Louis XV”. Voltaire est célèbre, reconnu comme un grand poète, un grand penseur, un grand historien. En 1746, il est élu à l'Académie française. La mort de Madame du Châtelet, en 1749, marque un tournant dans sa vie. Il accepte l'invitation de Frédéric II à Berlin, où il demeure cinq ans, avant de quitter la Prusse, déçu, et de s'installer à Ferney, “chez lui !”. C'est là qu'il écrit “l'Essai sur les moeurs”, “L'Esprit des nations” (1756), “Candide” (1759), le “Dictionnaire philosophique” (1764) où il défend le progrès, la justice, la tolérance. Il reçoit à Ferney des visiteurs venus de toute l'Europe et vit entouré d'une véritable cour. Il prend parti sur tout et apparaît comme le champion de la justice en obtenant en 1765 la réhabilitation du protestant Jean Calas, accusé sans preuve du meurtre de son fils et exécuté en 1762, dans une atmosphère de passion fanatique. Sa nièce Mme Denis le convainc de rentrer à Paris en février 1778. Il y est accueilli avec ferveur par le peuple parisien, mais, épuisé, il meurt le 30 mai 1778 et est enterré quasi clandestinement, à Scellières (dans l'Aube), l'Eglise ayant interdit ses obsèques. Après la Révolution, il entre triomphalement au Panthéon, le 11 juillet 1791. Son épitaphe porte ces mots : “Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre”.

Secteur d'activité : arts et lettres, littérature et théâtre
Période historique : XVIIIe siècle