Caron de Beaumarchais, Pierre Augustin

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Biographie : Homme de lettres Né dans une famille d'horlogers parisiens cultivée et artiste, Pierre-Augustin Caron adopte la profession d'horloger, fabrique des montres pour Madame de Pompadour et pour les filles de Louis XV, dont il devient le professeur de musique. En 1760, il entreprend une carrière d'homme de lettres, de courtisan -anobli après avoir acheté la charge de conseiller-secrétaire du roi - et d'homme d'affaires, associé au banquier Pâris-Duverney. Il fait ensuite l'expérience de la prison et de l'injustice, puisqu'il est accusé à tort d'avoir falsifié à son profit le testament de son associé, et d'avoir pris au duc de Chaulnes sa maîtresse. Disculpé, il attend deux ans sa réhabilitation. A partir de 1774, Beaumarchais se consacre à diverses missions secrètes en Europe pour le compte du roi et continue d'écrire. “Le Barbier de Séville” en cinq actes échoue à la Comédie-Française en 1776, mais en trois jours, il le ramène à quatre actes et c'est un triomphe. Interdit par le roi en 1783 - “il faudrait détruire la Bastille pour que la représentation de cette pièce ne fût pas une inconséquence dangereuse” - aurait dit Louis XVI, “Le Mariage de Figaro” est joué l'année suivante, tandis qu'à Trianon, on reprend “Le Barbier de Séville” avec Marie-Antoinette dans le rôle de Rosine. Sous la Révolution, on accuse Beaumarchais d'accaparer le blé pour affamer le peuple, puis de trafiquer des armes au profit des Anglais. Emigré à Hambourg, il rentre en France sous le Directoire, brasse de nouvelles affaires (il projette le percement de l'isthme de Panama), écrit une suite au “Mariage de Figaro”, “La Mère coupable”, et meurt en 1799, refusant toute sépulture chrétienne.

Secteur d'activité : arts et lettres, littérature et théâtre
Période historique : XVIIIe siècle