L'Immortalité, tombeau d'André Amenlier


Date d'inauguration : 1852
Catégorie de monument :
Statuaire décorative, allégories des temps et des âges
Type d'oeuvre :
statue
Matériaux :
marbre
Sculpteur(s) :
Pradier, Jean-Jacques dit James (Genève, Suisse 1790 - Bougival, Yvelines 1852)
Personnage(s) représenté(s) :
André Amenlier ( - 1847)
Inscriptions :
en bas de la stèle : J. PRADIER 1852
autrefois peint sur la stèle :L'ESPERANCE (de l'âme) L'IMMORTALITE
Historique :
1847 : décès d’André Amenlier. Propriétaire ayant acquis une importante fortune, il avait désigné Jules Canonge, ami de Pradier, comme son exécuteur testamentaire, avec la volonté qu’après sa mort, sa fortune soit léguée aux pauvres de la paroisse protestante et que son nom soit inscrit au-dessus de la porte de la chapelle du cimetière protestant de Nîmes. Le conseil presbytéral de l’Eglise réformée tardant à accepter ce don et l’ayant peut-être même refusé, Canonge décide d’utiliser sa fortune à l’édification d'un monument funéraire.
1847 : automne Pradier à Canonge : "Vous me donnez aussi l'agréable espoir d'avoir à exécuter une statue pour le Campo-Santo des protestants"
1849 : commande de la statue à Pradier. Le tombeau et la niche sont dessinés par le général et baron de Feuchères et sont sculptés par Paul Hubert Colin. L’entrepreneur des travaux est Gelly frère.
1850 : 22 juin, Pradier à Canonge : "je viens d'envoyer mon modèle en plâtre"
1850 : 6 juillet, commande par François Jalabert de la statue, marbre et transport compris, pour 12 000 F.
1851 : avril ébauche du marbre par Poggi
1852 : 2 mai, mise en place de la statue
1911 : 12 décembre, arrêté de classement au titre des Monuments historiques (objets mobilier)
Description :
H. 1,82 m. Pradier avait d’abord dessiné la statue sans attribut et tête baissée, mais il réalise finalement une femme drapée, seule une épaule étant dénudée, ce qui convient mieux à une sépulture protestante. Elle est représentée regardant vers le ciel, comme invoquant Dieu, y recherchant une voie ou un signe et tenant une couronne à la main tout en étant couronnée elle-même. De l'index gauche elle désigne la Bible fermée placée à ses pieds.
Oeuvres en rapport :
Dessin, Genève, musée d'Art et d'Histoire, 1852-69 1851 : un modèle plâtre (H. O,94) est visible à Paris où on le trouve "mieux que la Sapho"
Source :
Fonds Debuisson
1992, Base Palissy, ministère de la Culture
2003, 14 février, communication écrite de M. Vazeilles, Nîmes, Archives municipales
Bibliographie :
1921, Lami, Stanislas, Dictionnaire des sculpteurs de l'Ecole française au Dix-neuvième siècle, Paris, Honoré Champion, quatre volumes, t. IV, p. 109.
2010, Lapaire Claude, James Pradier (1790-1852) et la sculpture française de la génération romantique. Catalogue raisonné, Milan, 5 continents ; Lausanne, Institut suisse pour l’étude de l’art, cat.  359, p. 391.
 
Identifiant :
3044
Localisation à l'origine
France, Occitanie, Gard, Nîmes, cimetière protestant
Localisation actuelle
France, Occitanie, Gard, Nîmes, cimetière protestant