Fontaine Pradier


Date : 1848
Catégorie de monument :
Statuaire décorative, fontaine
Type d'oeuvre :
fontaine
Matériaux :
pierre
Sculpteur(s) :
Pradier, Jean-Jacques dit James (Genève, Suisse 1790 - Bougival, Yvelines 1852)
Architecte :
Questel Charles (1807-1888) (? - ?)
Historique :
1844 : avec le développement du quartier de l’avenue Feuchères entre le nouvel embarcadère du chemin de fer et la vieille ville, la décision de l’aménagement de l’Esplanade et de la construction d’une fontaine monumentale est prise. Par délibération du conseil municipal du 8 mai, le règlement du concours lancé pour la conception du projet est établi. 27 projets sont présentés et le 21 décembre le projet Questel est choisi.
1845 : convention entre le maire de Nîmes et Pradier le 1er août pour l’exécution des figures de la fontaine.
1846 : le 23 mars le projet est accepté par décision ministérielle. Le 21 décembre les travaux de maçonnerie sont adjugés à Cazal et Ginestoux et ils débutent dès le mois de janvier suivant.
1850 : l’allégorie représentant la ville de Nîmes est mise en place le 23 mai et les quatre autres au mois de juillet. Toutes les diverses phases de l’érection du monument ont été transcrites sur un parchemin et scellées avec quelques pièces de monnaie à l’effigie de Louis-Philippe et de la République dans le piédestal de la statue.
1851 : inauguration le 1er juin et après les discours officiels, les eaux jaillissent au bruit du canon. Par la suite, la fontaine est entourée de grilles surmontées de lampadaires à chaque angle de l’octogone.
1969-70 : la fontaine est minutieusement démontée et un moment déposée pour les besoins de la construction d’un parking souterrain avant d’être remontée.
1988 : protégée au titre des monuments historiques par arrêté du 16 novembre 1988. 1988
Description :
Composée d’un bassin octogonal, la fontaine est constituée d’un ouvrage central en pierre de Beaucaire. Celui-ci comporte au sommet la statue d’une femme coiffée de la Maison Carrée symbolisant la ville de Nîmes. Le modèle de cette statue semble avoir été inspiré par l’actrice Juliette Drouot, un temps maîtresse de Pradier avec qui elle eut une fille avant de devenir la compagne de Victor Hugo. Autour du piédestal, deux statues d’homme symbolisent le Rhône et le Gardon et deux femmes symbolisent la source de la cité antique Némausus, fontaine du Vistre et fontaine d’Eure qui alimentaient en eau la ville de Nîmes à l’époque romaine. H. 11 m.
Oeuvres en rapport :
Nîmes, musée des Beaux-Arts et musée du Vieux Nîmes, esquisse en terre cuite de la ville de Nîmes, esquisses et maquettes en plâtre Genève, musée d’art et d’histoire, réductions des figures de la Rêverie et du Gardon et modèles en plâtre Réductions éditées par le Val d’Osne Puy-en-Velay, place du Breuil, quasi réplique de la fontaine Biscuits de Sèvres
Source :
Fonds Debuisson
Documentation du musée du Louvre
Documentation du musée d’Orsay, photographies ALN 1980-179/7 à 9
1991, relevé sur le terrain par l’équipe scientifique
2003, 14 février, communication écrite de M. Vazeilles, Nîmes, Archives municipales
Bibliographie :
1921, Lami, Stanislas, Dictionnaire des sculpteurs de l’Ecole française au dix-neuvième siècle, quatre volumes, t. IV, p. 109
1986, Lapaire, Claude, Statues de chair, sculptures de James Pradier, p. 198-203
Identifiant :
4331
Localisation à l'origine
Occitanie, Gard, Nîmes, esplanade, actuelle place Charles-de-Gaulle