Monument à madame de Sévigné; Monument à madame de Sévigné


Date : 1911
Catégorie de monument :
Grands hommes
Type d'oeuvre :
statue
Matériaux :
marbre
Sculpteur(s) :
Dolivet, Emmanuel (Rennes 1854 - Paris 1911) ; Lefèvre, Camille (Issy-sur-Seine 1853 - ? 1933)
Personnage(s) représenté(s) :
Sévigné, Marie de Rabutin-Chantal, marquise de (Paris 1626 - Grignan 1696)
Architecte :
Laloy Jean-Marie (1851-1927) (? - ?)
Inscriptions :
sur la terrasse : E. DOLIVET
sur le piédestal, face principale : A MARIE / DE RABUTIN CHANTAL / 1626-1696 / DEVENUE PAR SON MARIAGE AVEC / HENRI MARQUIS DE SEVIGNE / 4 AOUT 1644 / DAME DES ROCHERS / A L’AUTEUR DES LETTRES
sur le piédestal, à gauche : Je trouve / des âmes plus droites / que des lignes / aimant la vertu / naturellement / comme les chevaux trottent / j’aime mes Bretons / 21 juin 1680 / Lettre DCCIL
sur le piédestal, à l’arrière : Monument élevé / par souscription / le 8 octobre 1911 / G. Garreau étant maire / de / Vitré / et président du comité / statuaire / E. Dolivet / architecte / J.M. Laloy
sur le piédestal, à droite : vous ne comprenez / point encore trop bien / l’amour maternel ; / tant mieux / il est violent / 5 novembre / 1685 / Lettre CDXXVII
 
Historique :
1893 : tout au long du siècle, le souvenir de la marquise de Sévigné attire de nombreux visiteurs au château des Rochers où elle vécut. La municipalité préparant les fêtes du bicentenaire de sa mort décide de lui ériger une statue commémorative. Cette initiative se heurte à de lourdes difficultés financières et à un mouvement contestataire d’origine régionaliste. Le maire Georges !garreau, assisté de l’historien Arthur de La Borderie, prend la direction du comité. Trois statuaires proposent leurs services : Emerand de La Rochette, Emmanuel Dolivet et Charles Lenoir.
1894 : mai, la demande de marbre adressée à la direction des Beaux-Arts est refusée en raison de l’avis défavorable émis par le préfet et de l’insuccès de la souscription. Le projet est momentanément abandonné.
1902 : avril, le comité est reconstitué sous la présidence du maire.
1910 : le projet est relancé par la publication d’un poème "à Madame de Sévigné" dont la vente au profit de l’oeuvre n’offre pas le résultat espéré. Le devis dressé par Laloy prévoit une dépense de 16 000 F. Un riche antiquaire vitréen apporte le complément à la souscription ce qui permet de faire aboutir le projet. Plusieurs association régionalistes se liguent contre la statue invoquant certains propos injurieux que de la marquise aurait proférés à l’égard des Bretons. Dolivet meurt en décembre, sans avoir terminé son oeuvre. Cette tâche revient à son ami Camille Lefèvre.
1911 : 8 octobre inauguration sous la présidence de Paul Deschanel, de l’Académie française. Les fêtes durent deux jours et débutent par une représentation théâtrale au château. Le soir une projection de cinématographe est donnée en plein air.
Description :
H. 3,43 dont statue H. 1,70 et piédestal H. 1,70 ; L. 1,23 ; P. 1,23 m. Les inscriptions sont peintes en rouge.
Expositions :
1911, Paris, Salon (SAF), n° 3315 (feu Dolivet)
Source :
Fonds Debuisson
1994, relevé sur le terrain par l'équipe scientifique
Documentation du musée d'Orsay
2002, Prével-Montagne, Corinne, La représentation des grands hommes dans la sculpture publique commémorative en Bretagne 1685-1945. Les pratiques, les sculpteurs, leurs œuvres, Thèse de Doctorat Rennes 2 sous la direction de Jean-Yves Andrieux, quatre volumes, t. IV, cat. IV.25, p. 201-205
Bibliographie :
1916, Lami, Stanislas, Dictionnaire des sculpteurs de l'Ecole française au Dix-neuvième siècle, Paris, Honoré Champion, quatre volumes, t. II, p. 204.
1937, avril, La Bretagne, n° 147, gravure de Madeleine Lemaire représenant l'inauguration pour les "Lettres Inédites" (et apocryphes) présentées par Judith Gautier dans l'édition de la confiserie : "A la Marquise de Sévigné".
 
Identifiant :
4810
Localisation à l'origine
France, Bretagne, Ille-et-Vilaine, Vitré, jardin des Plantes
Localisation actuelle
France, Bretagne, Ille-et-Vilaine, Vitré, jardin des Plantes