Rousseau, Jean-Jacques

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Biographie : Philosophe, homme de lettres Sa naissance coûte la vie à sa mère. Son père, ouvrier horloger, incapable de diriger son éducation, le confie au pasteur Lambercier, mais Rousseau ne profitant guère de ses conseils a une enfance et une jeunesse chaotiques, allant d'aventure en aventure, étant successivement apprenti graveur, laquais, précepteur, copiste de musique. Ses seuls moments de paix et de bonheur sont alors ceux passés auprès de Mme de Warens, qui le recueille en 1728, chez elle, à Annecy, puis aux Charmettes. En 1742, il s'installe à Paris, découvre les milieux littéraires et mondains de la capitale, se lie avec Diderot, Mably, Fontenelle et Marivaux, d'Alembert, Condillac. Il compose un opéra, “Les Muses galantes”, qui le fait connaître, rédige des articles de musique pour “l'Encyclopédie”, se donne pour compagne une lingère, Thérèse Levasseur, dont il a cinq enfants, qu'il dépose à l'Hospice des Enfants trouvés. Il est bientôt célèbre grâce à son “Discours sur les Sciences et les Arts” (1750) et surtout grâce au “Devin de village” (1752). Ombrageux, solitaire, il accepte en 1756 l'hospitalité de Mme d'Epinay au châlet de l'Ermitage, près de Montmorency, puis après s'être brouillé avec elle, celle du duc de Luxembourg, à Montmorency. C'est là qu'il rédige ou achève “La Lettre sur les spectacles” (1758), “La Nouvelle Héloïse” (1761), “Emile” (1761) et qu'il commence “Le Contrat social”, paru en 1762. Ces ouvrages, dans lesquels il expose ses vues sur l'éducation et sur l'organisation des sociétés humaines, sont condamnés par le Parlement et l'obligent à quitter la France. Il retourne en Suisse où les portes se ferment devant lui et ne trouve plus, en son âme tourmentée, de sécurité nulle part, ni en Angleterre (auprès de Hume), ni en Normandie, chez le prince de Conti, ni à Paris, où on l'autorise à revenir en 1769. Il ne retrouve un peu de calme que dans ses derniers temps, à Ermenonville, chez le marquis de Girardin, auprès de qui il meurt en 1778. Ses “Confessions” furent publiées après sa mort, en 1782. Son oeuvre, considérable, a hâté le renouvellement moral, scientifique et littéraire de son siècle. Il a influencé la pédagogie moderne, donné le goût de la nature sauvage, promu l'autobiographie, nourri le Romantisme, et la Révolution a trouvé en son “Contrat social” les Droits de l'Homme et le culte de l'Être suprême.

Secteur d'activité : arts et lettres, littérature et théâtre
Période historique : XVIIIe siècle