Monument au comte de Chambord


Date : 1888
Catégorie de monument :
Grands hommes
Type d'oeuvre :
groupe
Matériaux :
bronze ; pierre
Sculpteur(s) :
Caravanniez, Alfred (Saint-Nazaire 1855 - Paris 1916)
Personnage(s) représenté(s) :
Chambord, Henri de Bourbon, duc de Bordeaux, comte de (Paris 1820 - Frohsdorf, Autriche 1883) ; Geneviève, sainte (Nanterre vers 422 - Paris vers 502) ; Jeanne d'Arc, (Domrémy c. 1412 - Rouen 1431) ; Duguesclin, Bertrand (La Motte-Broon 1320 - Châteauneuf-de-Randon 1380) ; Bayard, Pierre du Terrail, Seigneur de (Château de Bayard 1475 - Romagnano Sesia, Milanais 1524)
Architecte :
Deperthes Joseph Edouard (1833-1898) (? - ?) ; Barbedienne F. (? - ?)
Inscriptions :
sur le socle de chaque statue, à droite : AFD CARAVANNIEZ 1888
sur le socle de chaque statue, à gauche : F. BARBEDIENNE FONDEUR PARIS CH.  C
sur les socles des statues du piédestal : JEANNE D'ARC / BAYARD / SAINTE GENEVIEVE / DU GUESCLIN
Historique :
Sous le second Empire, Sainte-Anne-d’Auray est l’un des plus importants lieux de pèlerinage religieux de Bretagne. A partir de 1872, les militants royalistes de l’Ouest s’y rassemblent le 29 septembre en l’honneur du comte de Chambord. Après la messe donnée en l’honneur de leur futur roi, Henri V, ils se réunissent dans une baraque en planche qu’ils font construire en 1875.
1883 : le comte de Chambord meurt et aussitôt les rassemblements cessent. Quelques militants décident d’ériger un monument qui commémore son souvenir et qui associe les lieux du pèlerinage à la cause monarchiste.
1885 : cinq statues destinées à composer le futur monument sont commandées à Caravanniez. La réalisation en bronze des statues coûte 70 000 francs. Une souscription publique est organisée mais aucun plan du monument n’est encore prévu.
1888 : un premier projet commandé à l’architecte Lequeux est présenté au Salon mais il ne donne pas satisfaction. Finalement Deperthes, l’architecte de la basilique, conçoit une imposante construction en granit.
1889 : 20 février, un comité appelé Société civile de Saint-Henri est constitué à l’initiative du général baron Athanase de Charette. Les autres membres sont aussi nobles, la plupart propriétaires de châteaux. Le comité achète un terrain situé non loin de la basilique.
1891 : le monument est inauguré mais le jardin qui devait l’entourer ne sera pas réalisé faute de moyens.
1897 : un mur d’enceinte et une grille de clôture sont ajoutés.
Description :
H. 9,50 dont statue du comte de Chambord, H. 2,40 ; L. 3,70 m. Quatre statues H. 2,50 m sont disposées autour du piédestal : Jeanne d'Arc, Bayard, Sainte Geneviève et Duguesclin. Frise de fleurs de lys et de blasons en bas-relief autour du monument.
Expositions :
1888, Paris, Salon, n° 3867 - "Cinq statues faisant partie d'un monument élevé au comte de Chambord", reproduction de la statue agenouillée du comte, p. 332
1890, Dinan, Exposition de l’Association Artistique de l’Ouest, Bayard et Du Guesclin
1891, Moscou, cinq statues composant le monument, envoi de Barbedienne, grand prix de l’exposition 1892, Saint-Brieuc, Duuesclin 1895, Nantes, Salon de la Société des Amis des Arts, Duguesclin, n° 421
Oeuvres en rapport :
1886, Nantes, Salon des Artistes vivants, n° 1510, le comte de Chambord, plâtre 1888, 2er juin contrat d'édition de Barbedienne pour la réduction des quatre statues du piédestal 1900, Paris, Salon (SAF), n° 1880, Bayard, plâtre, appartient à M. Leblanc-Barbedienne Les quatre statues du piédestal sont éditées en bronze par Barbedienne en trois dimensions.
Source :
Fonds Debuisson
Documentation du musée d’Orsay, tirages de négatifs de Roumanie prêtés par Anne Buzdugan en 1979 avec le sculpteur assis sur le piedestal ; anciennes cartes postales don Jean Coudane 1996 ; photographies Marie-Laure Crosnier-Lecomte, 1983 MLCL 3  -23 à 27 ; correspondance Bion / Saint-Gaudens
1994, relevé sur le terrain par l’équipe scientifique
2002, Prével-Montagne, Corinne, La représentation des grands hommes dans la sculpture publique commémorative en Bretagne 1685-1945. Les pratiques, les sculpteurs, leurs œuvres, Thèse de Doctorat Rennes 2 sous la direction de Jean-Yves Andrieux, quatre volumes, t. IV, cat.M.17, p. 345-351
Bibliographie :
1888, Leroi, Paul, "Salon de 1888", L'Art, 1888, t. XLIV p. 214
2016, Rionnet, Florence, Les Bronzes de Barbedienne. L’oeuvre d’une dynastie de fondeurs (1834-1954), Paris, Arthena, Mon. 47, p. 494
Identifiant :
1820
Localisation à l'origine
Bretagne, Morbihan, Sainte-Anne-d’Auray, rue de l’Abbé-Allanic
Localisation actuelle
Bretagne, Morbihan, Sainte-Anne-d’Auray, rue de l’Abbé-Allanic