Monument aux Girondins


Date : 1894
Catégorie de monument :
Commémorations de l'Histoire, Révolution et Empire
Type d'oeuvre :
statue ; groupe ; ensemble
Matériaux :
bronze
Sculpteur(s) :
Dumilâtre, Alphonse-Jean (Bordeaux 1844 - Saint-Maur 1923) ; Debrie, Gustave (Paris 1842 - ?) ; Charpentier, Félix (Bollène, Vaucluse 1858 - Paris 1924)
Architecte :
Rich Victor (1847-1932) (? - ?) ; Val d’Osne, Capitain-Salin, Leblanc-Barbedienne, Durenne (? - ?)
Historique :
1881 puis 1883 : le conseil municipal émet le voeu “d’édifier un monument qui, en même temps qu’il célébrerait le triomphe de la République, consacrerait la mémoire de nos grands aïeux de la Révolution, les Girondins, qui prirent une si grande part à la fondation de la liberté française”.
1888 : organisation d’un concours pour ce monument qui s’élèverait sur les Allées de Tourny.
1893 : la mairie choisit le projet de Dumilâtre et Rich et décide de l’élever dans l’hémicycle de la place des Quinconces.
1894 : jusqu’en 1902 érection du monument. Les bronzes sont réalisés par quatre fondeurs : le Val d’Osne pour la République, le Triomphe de la Concorde et les quatre chevaux-poissons ; Capitain-Salin pour la Liberté et les quatre chevaux-reptiles, Leblanc-Barbedienne pour le groupe du Mensonge, du Vice et de l’Ignorance, et Durenne pour les six enfants et les coquilles, grenouilles et roseaux.
1943 : l’ensemble constitué de 51 tonnes de bronze est déboulonné, les fondations sont enlevées et les bassins transformés en massifs de fleurs. Mais les bronzes ne sont pas fondus et sont retrouvés intacts à Angers chez le fondeur à la fin de la guerre. Ils sont reçus en triomphe à Bordeaux le 5 juillet 1945.
1968 : création d’une association pour la sauvegarde du Monument aux Girondins. La mairie décide qu’il sera restitué à l’identique, sous l’autorité artistique et scientifique du Musée d’Aquitaine.
1983 : le monument est réinstallé place des Quinconces.
Description :
H. 50 m. poids : 51 tonnes. Au bas de la colonne surmontée de la Liberté brisant ses fers, la Tribune, l’Eloquence et l’Histoire. Vers la ville, trois figures féminines symbolisent Bordeaux (au centre), la Garonne et la Dordogne. La République sur son trône exalte le Travail, la Sécurité et la Force. Trois enfants de chaque côté rappellent les lois fondamentales votées alors: l’éducation obligatoire à droite et le service militaire à gauche. Un quadrige de chevaux, reptiles ou poissons précipite dans l’abîme le Mensonge, le Vice et l’Ignorance. Vers les Chartrons, la Concorde au rameau d’olivier protège la Fraternité et l’Abondance d’où naît la prospérité de l’Industrie, du Commerce, et des Arts. Le quadrige est précédé par le Bonheur. La conception du monument est de Dumilâtre qui réalisa le Génie de la Liberté en haut de la colonne et le Triomphe de la République dans le premier bassin. Les autres figures du premier bassin et celles du second, ainsi que le groupe du Bonheur sont de F. Charpentier. Les chevaux marins sont de Debrie. 
Oeuvres en rapport :
1903, Paris, Salon (SAF), n° 2694, Coq, modèle plâtre
Source :
Fonds Debuisson
Bordeaux, Archives municipales, 3045 M 1 à 35
Documentation du musée d’Orsay, monument démembré dans l’herbe, photographie 79 ALN 62
Base Mérimée, ministère de la Culture, inscription par arrêté du 8 juillet 2004
Bibliographie :
1980, Muller, Délie, “Un chef d’oeuvre républicain : les bronzes du Monument aux Girondins à Bordeaux”, Revue de l’Art, n° 50, p. 65-71.
1986, Le Normand-Romain, Antoinette ; Pingeot, Anne ; Hohl, Reinhold ; Rose, Barbara ; Daval, Jean-Luc, La Sculpture. L’aventure de la sculpture moderne - XIXe et XXe siècle, Genève, Skira, p. 93 (repr. couleur)
2016, Rionnet, Florence, Les Bronzes de Barbedienne. L’oeuvre d’une dynastie de fondeurs (1834-1954), Paris, Arthena, Mon. 61, p. 495
Identifiant :
2835
Localisation à l'origine
Nouvelle-aquitaine, Gironde, Bordeaux, place des Quinconces
Localisation actuelle
Nouvelle-aquitaine, Gironde, Bordeaux, place des Quinconces