Tombeau de Marie-Elisabeth Joly


Date : 1798
Catégorie de monument :
Grands hommes
Type d'oeuvre :
bas-relief
Matériaux :
pierre
Sculpteur(s) :
Lesueur, Jacques-Philippe (Paris 1757 - Paris 1830)
Personnage(s) représenté(s) :
Joly, Marie-Elisabeth (Versailles 1761 - Paris 1798)
Inscriptions :
sur la porte, à l’avant : La cendre de Joly repose en cette enceinte ; à l’arrière : Ce tombeau triste et solitaire / est un monument amical / à ce titre seul il doit plaire / au voyageur sentimental
sur la stèle à gauche : Ames indifférentes / et froides fuyez / loin de ce séjour / l’air qu’on y respire / est l’élément des / coeurs sensibles
Sur le tombeau, face principale : A JOLY ; à l’arrière : Ici repose / Marie Elisabeth Joly femme Dulomboy / la meilleure des mère / la plus douce et la plus sensible des femmes / la plus tendre des épouses / elle décéda à Paris le 16 floréal an 6 (5 mai 1798) agée de 37 ans / hommes respectez sa cendre./ Joly dans son époux eut un fidèle amant./ Mais elle avoit le charme d’une amante./ Elle en avoit le folatre enjouement./ Elle en avoit la gaité caressante./ Ces soins si délicats, cette humeur prévenante / Ce vif et trendre empressement / Et la douceur qui nous enchante / Elle eut de la candeur le langage et l’accent / Et fut simple en ses gouts ainsi qu’en sa parure / Faite pour les Beaux-Arts l’amour et la nature / Chacun de ses regards peignoit un sentiment / On la reconnoissoit à son maintien modeste / A ces traits si touchans de la tendre amitié / A cet air le dirois-je, amoureux et céleste / De décence et de volupté
sur la stèle dite à la mélancolie : A la mélancolie./ Elle n’est plus cette femme adorable / Favorite des jeux, des graces, des amours / Joly n’est plus ; la Parque inexorable / A tranché le fil de ses jours./ Musées livrez vos coeurs à la mélancolie / Sur ce tombeau venez verser des pleurs / Sous ces tristes cyprés la cendre d’une amie / Vous demande un soupir et des festons de fleurs./ Venez gémir et pleurer d’âge en âge / Dans l’asile sacré que forma la douleur / Mères tendres, ce pur hommage / Est le plus digne de son coeur
Historique :
L’oeuvre est commandée par le mari de Marie-Elisabeth Joly, Roland Fouquet Dulamboy, au sculpteur Lesueur qui avait réalisé les reliefs du tombeau de Rousseau à Ermenonville. Sensible au romantisme d’Ermenonville, déposant même sur la tombe de Rousseau une couronne de bronze en 1788, Marie Joly avait fait part de son désir d’être inhumée à la Brèche au diable.
Description :
Le tombeau est creusé à même le roc. Sur la face antérieure un grand relief représente Marie Joly défunte allongée sur son lit. Au fronton, surmontant le relief, figure la couronne civique. Sur la face antérieure du pilastre gauche Thalie, muse de la Comédie, sur la face antérieure du pilastre droit Melpomène, muse de la Tragédie. Sur la face latérale gauche, un amour offrant une colombe, sur la face latérale droite un amour en pleurs. La face postérieure recueille les épitaphes. Une stèle à la Mélancolie est érigée au pied du tombeau. H. 2 m.
Source :
Fonds Debuisson
Luis, Emmanuel, Basse-Normandie, service régional de l’Inventaire
2017, relevé sur le terrain par de l’équipe scientifique
Identifiant :
3293
Localisation à l'origine
Normandie, Calvados, Soumont-Saint-Quentin, Le Mont-Joly
Localisation actuelle
Normandie, Calvados, Soumont-Saint-Quentin, Le Mont-Joly