Le Lion de Belfort, ou Monument à la mémoire des victimes du siège de 1870


Date : 1880
Catégorie de monument :
Statuaire décorative, sculpture animalière
Type d'oeuvre :
statue
Matériaux :
pierre
Sculpteur(s) :
Bartholdi, Frédéric-Auguste (Colmar 1834 - Paris 1904)
Inscriptions :
sur la plinthe : AUX DEFENSEURS DE BELFORTS 1870-71
Historique :
1871 : le 5 décembre, à l’initiative d’Edouard Mény, le maire du siège, la municipalité décide d’ériger un monument à la mémoire des victimes du siège de 1870-71, alors que les Allemands occupent encore la ville. On pense alors à une sculpture assez simple au Pré Gaspard, utilisé comme lieu de sépultures pendant le siège (actuel cimetière des mobiles). L’Alsacien Auguste Bartholdi est sollicité par le maire de Belfort.
1872 : il envisage de symboliser la défense héroïque de Belfort sous forme colossale d’un ‘lion harcelé, acculé, terrible encore dans sa fureur’ en utilisant de manière grandiose le site de la citadelle. La souscription nationale a un grand retentissement. Au Pré Gaspard, une simple pyramide est inaugurée le 13 octobre 1873 et devient un lieu de manifestation patriotique.
1872-1875 : Bartholdi réalise plusieurs maquettes et projets. En 1873, il exécute une peinture à grandeur d’exécution. En 1875, il présente la maquette terminée au président du comité de Belfort. Les travaux de terrassement commencent.
1876 : le chantier d’édification du Lion débute à Belfort, il dure quatre années.
1879 : le dernier bloc est posé en septembre.
Entre-temps l’enthousiasme de l’opinion publique a largement disparu. Le contexte politique a évolué de façon défavorable, avec l’accession au pouvoir d’un gouvernement d’Ordre Moral, la municipalité semble s’en désintéresser. Le projet de Bartholdi pour un monument à Thiers et à Denfert-Rochereau est écarté.
1880 : Bartholdi en froid avec la municipalité inaugure seul son Lion en août et organise à ses frais un feu d’artifice. Aucune inauguration officielle n’a lieu.
1931 : classé au titre des monuments historiques par arrêté du 20 avril 1931 (immeuble) 1931
Description :
Réalisé en grès. H. 11 m.
Oeuvres en rapport :
Le Lion de la place Denfert-Rochereau est la version en ronde-bosse “du modèle au tiers de l’exécution ”, présentée au Salon de 1878 et commandée par la ville de Paris le 1er juillet 1879 Première modèle d’étude, bronze, 1900 Paris, Exposition centennale, n° 1443 (Belfort) Exemplaire en cuivre repoussé, Senlis, musée des Beaux-Arts Tête plâtre, hauteur 0,40 m., Paris, musée d’Orsay Exemplaire bronze, Paris, Palais du Sénat, dépôt du musée d’Orsay (Belfort) Bronze édité par Thiébaut en trois tailles. Nombreux esquisses et modèles, Colmar, musée Bartholdi Patte du lion à grandeur d’exécution, Colmar, musée Bartholdi Exemplaire bronze du modèle de Paris, Vienne-le-Château, Champagne-Ardenne, fondu par Marcel Schmitt, vers 1880
Source :
Fonds Debuisson
Documentation du musée d’Orsay
Base Mérimée, ministère de la Culture, classement par arrêté du 20 avril 1931
Bibliographie :
1914, Lami, Stanislas, Dictionnaire des Sculpteurs de l’Ecole française au dix-neuvième siècle, 4 volumes, t. I, p. 66
1980, Belfort, Le Lion de Belfort et Bartholdi, 1880-1908, Château de Belfort, 6 juin - 7 septembre
1999, Belfort, “Art dans la ville, art de vivre”, musée d’art et d’histoire
2004, Colmar, Le lion de Belfort, musée Bartholdi, juin-septembre, catalogue par Régis Hueber, Belfort, octobre 2004 - janvier 2005
Identifiant :
3588
Localisation à l'origine
Bourgogne-Franche-Comté, Belfort (Territoire de), Belfort, bastion 106, adossé à la roche du château
Localisation actuelle
Bourgogne-Franche-Comté, Belfort (Territoire de), Belfort, bastion 106, adossé à la roche du château