Monument à Rouget de l'Isle


Date : 1882
Catégorie de monument :
Grands hommes
Type d'oeuvre :
statue
Matériaux :
bronze
Sculpteur(s) :
Bartholdi, Frédéric-Auguste (Colmar 1834 - Paris 1904)
Personnage(s) représenté(s) :
Rouget de Lisle, Claude-Joseph (Lons-le-Saunier 1760 - Choisy-le-Roi 1836)
Fondeur :
Thiébaut Frères (? - ?)
Inscriptions :
sur la plinthe, à sa gauche : A. BARTHOLDI / SCIT 1882 ; à sa droite : THIEBAUT FRERES FONDEUR
sur le piédestal, à l’avant : ROUGET DE LISLE , et texte intégral de la Marseillaise gravé sur l’applique en bronze
Sur le piédestal, à gauche : CELA EST DIVIN ET RARE D’AJOUTER / UN CHANT ETERNEL A LA VOIX DES NATIONS / Michelet
sur la 4ème face : LA MARSEILLAISE EST LIEE A LA REVOLUTION / ET FAIT PARTIE DE NOTRE DELIVRANCE / Victor Hugo / LA MARSEILLAISE EST UN CHANT DE FRATERNITE / Michelet
sur une plaque à sa droite : STRESSACKER / RESTAUREE 1991
Historique :
1838 : le 27 août, la société d’émulation du Jura par la voix de J.B. Chevillard propose d’élever un monument à Rouget de Lisle et pressent le statuaire Chambard. Malgré l’appui du conseil général, la souscription est un échec, probablement parce qu’à cette époque la Marseillaise n’est pas encore promue au rang d’hymne national.
1879 : la ville décide d’ériger une statue à Rouget de Lisle et lance une souscription nationale qui est une réussite. Un comité est fondé sous la présidence d’honneur de Victor Hugo. Le projet est confié à Bartholdi. Il ne possède pour s’inspirer que le médaillon réalisé par David d’Angers. Le coût de la statue s’élève à 25 000 francs.
1882 : inauguration le 27 août à l’emplacement de l’ancien pavillon de la Chevalerie qui vient d’être rasé, en présence de nombreuse personnalités : Louis Pasteur, Auguste Bartholdi et Camille Prost, maire de Lons. Le président de la République s’étant décommandé à la dernière minute, il est représenté par Mahi, ministre de l’Agriculture. Au pied du monument le comédien Paul Mounet déclame l’Ode à Rouget de Lisle de Louis Ratisbonne. Les fêtes durent 3 jours (retraite aux flambeaux, démonstration de gymnastique, concert, choeurs, banquet, feu d’artifice, illumination, ascension du ballon Le Rouget de Lisle, etc.)
1990 : inscription à l’inventaire des Monuments historiques le 20 février.
1992 : restauration dans le cadre des festivités du bicentenaire de la Marseillaise et
classement au titre des monuments historiques par arrêté du 31 août 1992 (immeuble). 1992
Description :
H. 2,80 m H. 2,80 m.
Expositions :
1882, Paris, Champs-Elysées, le 14 juillet
Oeuvres en rapport :
Tête en plâtre et maquettes en plâtre (h. 84,5 cm) et terre cuite (h. 31 cm), Colmar, musée Bartholdi Maquette en plâtre, musée municipal de Lons-le-Saulnier
Source :
Fonds Debuisson
Paris, Archives nationales, Jura, dossier blanc, F1CI 152, érection autorisée par décret 27 octobre 1882
Documentation du musée d’Orsay
1993, 4 mars, communication écrite de M. Pelissard, Maire de Lons-le-Saunier
2001, 28 décembre,communication écrite de la mairie de Lons-le-Saunier
2007, Base Mérimée, ministère de la Culture, classement par arrêté du 31 août 1992
Bibliographie :
1914, Lami, Stanislas, Dictionnaire des sculpteurs de l’Ecole française au dix-neuvième siècle, quatre volumes, t. I, p. 66
1924, Bourgogne et territoires voisins, Guide Bleu, p. 427
Landre, Robert, Autrefois Lons-le-Saunier en cartes postales et photos anciennes
Identifiant :
4632
Localisation à l'origine
Bourgogne-Franche-Comté, Jura, Lons-le-Saunier, place de la Chevalerie
Localisation actuelle
Bourgogne-Franche-Comté, Jura, Lons-le-Saunier, rue de la Chevalerie