Monument à Surcouf


Date : 1902
Catégorie de monument :
Grands hommes
Type d'oeuvre :
statue
Matériaux :
bronze
Sculpteur(s) :
Caravanniez, Alfred (Saint-Nazaire 1855 - Paris 1916)
Personnage(s) représenté(s) :
Surcouf, Robert (Saint-Malo 1773 - Saint-Malo 1827)
Architecte :
Frangeul Alfred (? - ?) ; Leblanc Barbedienne (? - ?)
Inscriptions :
sur la base : A. CARAVANNIEZ 1902
sceau du fondeur sur la base : LEBLANC BARBEDIENNE FONDEUR
sur le piédestal, à l'avant : ROBERT SURCOUF / “ROI DES CORSAIRES” / BARON DE L'EMPIRE / 1773-1827 ; remplacée ensuite par : ROBERT SURCOUF / COMBATS / DU TRITON / 1796 / DU KENT / 1800 / 1773 - 1827
Historique :
1891 : l’association “La Pomme” qui tient ses assises à Saint-Malo lance l’idée d’une statue au marin Robert Surcouf. Le statuaire Etienne Leroux, membre de l’association, propose une première esquisse. Le maire prend aussitôt un engagement auprès du sculpteur et forme un comité. Une souscription publique est ouverte. Le projet reçoit le soutien de la presse locale.
1892 : le modèle est exposé au Salon, mais aucune suite n’est donnée.
1902 : un nouveau comité est formé sous l’égide de la marine. Plusieurs députés et sénateurs ainsi que la comtesse Foucher de Careil, présidente de l’Union des Femmes de France, en sont membres. L’administration se charge de financer la moitié de la dépense qui s’élève à 13 500 francs. Le produit d’une première souscription, les bénéfices d’une conférence donnée par Anatole Le Braz et plusieurs concerts de Théodore Botrel rapportent les fonds nécessaires. Le comité désigne Caravanniez pour réaliser la statue. Elle enthousiasme assez peu Armand Dayot, inspecteur des Beaux-Arts, chargé de l’examiner. Le socle est réalisé par Frangeul d’après un dessin du secrétaire-trésorier du comité, Malo-Renault. La première inscription est remplacée par une autre moins équivoque.
1903 : 5 juillet, inauguration. Camille Pelletan, ministre de la Marine, déçu de voir la présidence des cérémonies offerte à René Brice, son adversaire politique, interdit aux représentants de la marine et de l’armée d’y participer. L’emplacement est critiqué car il est jugé trop exigü pour la statue.
1940 : sous l’Occupation, la statue doit sa sauvegarde au symbole anti-anglais incarné par Surcouf. Un dessin de l’oeuvre paraît même dans les ouvrages de propagande de l’époque.
1958 : la statue est déplacée et posée sur un socle moins élevé.
Description :
H. 3 m. Surcouf indique dans un geste vigoureux la direction en tournant la tête vers ses troupes. Il porte le vêtement de corsaire et tient un sabre d'abordage dans la main gauche, aujourd’hui brisé.
Expositions :
1903, Paris, Salon (SAF), n° 2608, statue bronze "destinée à la ville de Sailnt-Malo, appartient au comité du monument Surcouf"
Oeuvres en rapport :
1892, Paris, Salon (SAF), modèle en plâtre par E. Leroux non réalisé, n° 2818 1902, Paris, Salon (SAF), modèle en plâtre n° 2315 Saint-Malo, musée, Robert Surcouf, modèle réduit en plâtre par Caravanniez Saint-Gilles-les-Hauts, musée départemental, Robert Surcouf, statue en bronze par Caravanniez, 1903
Source :
Fonds Debuisson
1994, relevé sur le terrain par l’équipe scientifique
Documentation du musée d’Orsay
2002, Prével-Montagne, Corinne, La représentation des grands hommes dans la sculpture publique commémorative en Bretagne 1685-1945, thèse de doctorat, Rennes II, t. 4, pp. 182-185
Bibliographie :
2016, Rionnet, Florence, Les Bronzes de Barbedienne. L’oeuvre d’une dynastie de fondeurs (1834-1954), Paris, Arthena, Mon. 91, p. 499-500
Identifiant :
4901
Localisation à l'origine
Bretagne, Ille-et-Vilaine, Saint-Malo, esplanade de Dinan
Localisation actuelle
Bretagne, Ille-et-Vilaine, Saint-Malo, passage de la poudrière