Ossuaire de Douaumont


Date : 1932
Catégorie de monument :
Monuments aux morts 14-18
Type d'oeuvre :
ensemble
Matériaux :
pierre
Sculpteur(s) :
voir architecte, (? - ?)
Architecte :
Hardy Jacques (? - ?)
Inscriptions :
Les piliers et les voûtes sont gravés du nom des militaires portés disparus.
Historique :
1918 : la première idée du projet germe dans l’esprit de deux pèlerins parcourant ensemble, quelques jours après l’armistice, le champ de bataille sur les crêtes de Fleury et de Thiaumont, et rencontrant à chaque pas des ossements. Le général Valantin, gouverneur militaire, et monseigneur Ginisty, évêque de Verdun, étudient le projet, qui recueille l’aide de la princesse de Polignac et du maréchal Pétain.
1919 : un comité d’action et un comité de patronage sont créés. Une chapelle provisoire en planches est construite sur la crête de Thiaumont, pour recevoir les ossements.
1920 : pose de la première pierre le 22 août.
1922 : le montant de la souscription atteint le premier million de francs. Un concours est lancé, auquels 56 architectes participent ; 5 projets sont retenus.
1923 : le projet de Léon Azéma, Hardy et Edrei est choisi le 24 mars par un jury de 17 membres présidé par le Maréchal Pétain. Les travaux sont confiés à l’entrepreneur Jouvet. Les cartes postales sont utilisées pour mener la souscription : “Le Phare qui rayonnera la nuit, remplacera, par sa veillée perpétuelle, la veillée funèbre dont nos grands morts furent privés sur le champ de bataille. Il symbolisera l’immortalité de nos héros et dira à tous que leur glorieux souvenir ne doit pas s’éteindre. Cette oeuvre de guerre, autorisée par décret ministériel du 3 décembre 1919, est élevée par souscription nationale et mondiale. Prière d’adresser les souscriptions au trésorier de l’oeuvre de l’Ossuaire de Douaumont, chèques postaux Nancy n° 5297 ; au Secrétaire général 6 rue de Messine, à Paris, ou au chapelain de Douaumont par Verdun (Meuse)”. “Simple et sobre comme l’âme du soldat, vaste et noble comme la grandeur du sacrifice, durable, impérissable comme le souvenir des héros de Verdun’. Ue active propagande est menée, avec la tournée de conférences qu’entreprennent monseigneur Ginisty et le chanoine Lombard. L’état attribue 1 000 000 F. pour la construction, après l’intervention de Schleiter, député-maire de Verdun. Les travaux commencent, pour un coût final de 15 000 000 F.
1932 : inauguré le 7 août, l’ossuaire abrite les restes de 400 000 soldats français.
L’ossuaire est une oeuvre privée, gérée par une association loi de 1901 reconnue d’utilité publique par décret du 29 décembre 1932.
1996 : classé au titre des monuments historiques. 1996
Description :
L’édifice est long de 137 mètres, haut de 46 mètres ; il est réalisé en béton et en pierre des carrières de Rupt-en-Woëvre, près de Verdun. On accède au sommet de la tour par 205 marches. Cette tour abrite un phare et une cloche coulée en 1927 à Orléans, offerte par une riche américaine, Anne Thorburn Van Buren. L’Ossuaire lui-même est organisé en 18 travées, comprenant 46 sarcophages correspondant aux secteurs de l’immense champ de bataille..
Source :
Fonds Debuisson
2004, février, communication écrite de Mme Marie-Claude Minmeisteur, Mairie de Douaumont
Brochure de l’Ossuaire de Douaumont (infos@verdun-douaumont.com)
Identifiant :
5868
Localisation à l'origine
Grand-Est, Meuse, Douaumont, crête entre Douaumont et Thiaumont
Localisation actuelle
Grand-Est, Meuse, Douaumont, tranchée des baillonnettes, proche de Thiaumont, D913.