Monument à Garibaldi


Date : 1900
Catégorie de monument :
Grands hommes
Type d'oeuvre :
statue
Matériaux :
bronze
Sculpteur(s) :
Auban, Paul Charles (Mirebeau-sur-Bèze, Côte-d'Or 1869 - Paris 1945)
Personnage(s) représenté(s) :
Garibaldi, Giuseppe (Nice 1807 - Caprera 1882)
Architecte :
Deshérault (? - ?) ; Thiébaut Frères (? - ?)
Inscriptions :
sur le piédestal, à l’avant : DIJON / A / GARIBALDI
Historique :
1871 : un comité se constitue en vue d’ériger un monument en l’honneur du général de l’armée des Vosges. Mathurin Moreau exécute à sa demande le modèle en plâtre de la statue mais ce projet rencontre peu d’intérêt auprès de la municipalité. La souscription nationale recueillie par le Petit Journal donne 16 000 francs qui ne peuvent pas être utilisés faute d’emplacement et de véritable volonté politique.
1888 : à Paris, un nouveau comité se trouve à la tête de 13 000 F environ.
1898 : la municipalité socialiste récupère l’argent des différents comités auquel s’ajoute celui de souscripteurs privés et de loges maçonniques. Victor Marchand propose de fusionner le projet de monument à Garibaldi avec celui d’un monument à la République fraternelle des peuples mais son projet est refusé. Auban est choisit pour la réalisation du monument.
1900 : mars, la statue est fondue et le piédestal est réalisé par Deshérault, directeur des travaux d’art de la ville de Dijon.
1900 : 16 mars, l’inauguration se déroule dans un climat de lutte anticléricale. La veille, la statue est couverte d’excréments et le jour même, une partie de la population manifeste ouvertement contre l’érection. Le maire menace alors de déboulonner la statue de saint Bernard.
1942 : 13 janvier enlevé pour être refondu sous le régime de Vichy.
Après la guerre un buste (la tête de la statue conservée ?) est placé devant le socle. La statue disparue est remplacée par une vasque.
1986 : enlèvement du piédestal.
Description :
Garibaldi protège de sa main l’autel de la Liberté..
Source :
Fonds Debuisson
1980, relevé sur le terrain par l’équipe scientifique
Documentation du musée d’Orsay, photographie Chantal Georgel, 1990
Dijon, Archives municipales, 1 M XVI 43-4/1 ; 4 H 2, 2 F1 80, 3 K
1987, Baridon Laurent, Les monuments publics érigés à Dijon entre 1789 et 1914, mémoire de maîtrise sous la direction de Roland Recht, Université de Bourgogne
Bibliographie :
1900, L'Illustration, I, p. 192 (reproduction de la statue) et 204 (reproduction de l’inauguration)
1924, Bourgogne et territoires voisins, Guide Bleu, p. 104
1986, Martinet-Georgel, Chantal, “La République s’installe à Dijon : histoire d’une bataille monumentale”, Monuments historiques, avril-mai, n° 114, pp. 69-72
1995, Poirrier, Philippe et Vadelorge, Loîc, “La statuaire provinciale sous la troisième République, une étude comparée : Rouen et Dijon”, Revue d’histoire moderne et contemporaine, avril-juin, p. 240-269.
2018, Lalouette, Jacqueline, Un peuple de statues. La célébration sculptée des grands hommes (France 1801-2018), photographies de Gabriel Bouyé, Paris, Mare et Martin, p. 123, 124, fig. 67, 125, fig. 68, 134, 151, 219, 226, 405, 427, 429, 434, 435, 464, 514, 582. 
 
Identifiant :
2767
Localisation à l'origine
France, Bourgogne-Franche-Comté, Côte-d'Or, Dijon, carrefour des rues Auguste-Comte et Jean-Jacques-Rousseau